Une femme à barbe dans le Livre des Records

Jeudi 8 septembre 2016 est sortit le dernier Livre Guinness des Records,  dans lequel la jeune femme de 24 ans Harnaam Kaur vient de rentrer comme étant le plus jeune femme à barbe du monde.

Elle commentera alors avec ces mots: “J’espère que ceux qui verront mon record pourront en tirer du positif, de l’inspiration et réaliser que, qui que tu sois et quelle que soit ton apparence, tu es officiellement extraordinaire!”.

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I can now proudly announce that I am a Guiness world record book holder! I have been wanting to publish this news for absolutely ages, but I had to keep things under wrap until the booked launched (today). I am super proud to hold this record, the inner child in me is so pleased. I grew up reading this book, I even tried breaking some of my own records wanting to be in this book. It is amazing to be valued and celebrated being a Bearded Lady. I am proud to hold this amazing record 🌺 I hope those who read or see my record can take away positivity, inspiration and realise that no matter who you are or what you look like, you are officially amazing! I present to you my record as 'The youngest women with a full beard' Thank you to my friends @drewmula and @notblackbutbrown for being there during this photoshoot, when this record was made! I love and adore you both ❤️❤️ Thank you to everyone who has supported my journey! Thank you @guinnessworldrecords 📷- Paul Michael Huges

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Atteinte du syndrome des ovaires polykystiques, Harnaam Kaur est une Britannique de 24 ans qui porte la barbe et l’assume pleinement même si cela n’a pas toujours été le cas.

“Je suis un peu différente des autres femmes”, explique Harnaam , “On m’a diagnostiqué un syndrome des ovaires polykystiques assez jeune (ndlr: elle avait 11 ans lorsque sa barbe s’est mise à pousser), au début de ma puberté” se souvient la jeune femme. “Il y a chez moi un déséquilibre hormonal qui fait que j’ai plus d’hormones mâles que d’hormones femelles dans le corps, c’est notamment la raison pour laquelle j’ai une barbe. Avant, j’avais l’habitude d’épiler mon visage à la cire deux à trois fois par semaine, et les jours où je ne pouvais pas, à cause de la douleur, je me rasais”, raconte-t-elle encore.

Si son état ne pose pas de problème à son entourage proche, “J’ai eu une éducation géniale et une vie de famille heureuse”, explique-t-elle, les moqueries et autres paroles blessantes n’ont cessé de jalonner son parcours scolaire “de la maternelle à la fin du cycle secondaire”. Poussée à bout, Harnaam raconte avoir vu sa personnalité changer petit à petit, jusqu’à devenir agressive: “Je me suis même parfois battue”,confie la jeune femme.

“Je me suis dit: l’énergie que tu mets à vouloir mourir, tu peux en faire quelque chose de mieux”

Tout bascule finalement l’année de son seizième anniversaire. “J’étais suicidaire. Ma chambre était devenue mon seul refuge, j’étais très déprimée”, explique Harnaam. “Je me souviens de m’être assise sur mon lit, songeant à quitter cette vie quand je me suis dit: ‘L’énergie que tu mets à vouloir mourir, tu peux en faire quelque chose de mieux.'”

Une prise de conscience libératrice. “A ce moment-là, j’ai décidé d’être moi. J’ai décidé de garder ma barbe et de faire fi des attentes de la société quant à l’apparence qu’une femme devrait avoir”. Depuis, la jeune femme qui a décidé d’assumer “ce que les gens appellent ‘défauts'” tels que sa barbe, ses vergetures et ses cicatrices a fait de sa différence une force. “On doit se rendre compte que chacun de nous est différent. Nous sommes tous imparfaitement parfaits (…) On devrait tous célébrer notre individualité.” Et de conclure son message d’amour et de confiance en soi par ces mots: “Aimez-vous, vous êtes le seul ‘moi’ que vous avez.”

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